A Gao, au nord du Mali, la crise humanitaire continue de bouleverser la vie de milliers de familles. L’insécurité, les déplacements forcés, l’arrivée de réfugiés en provenance notamment du Niger et du Burkina Faso, ainsi que la dégradation des moyens d’existence ont considérablement fragilisé les communautés. Pour de nombreux ménages, se procurer suffisamment de nourriture est devenu un combat quotidien.
Selon le Cadre harmonisé publié en décembre 2025, près de 36 473 personnes vivant dans la commune urbaine de Gao sont confrontées à des difficultés d’accès à une alimentation suffisante et ont besoin d’une assistance alimentaire.
Parmi elles se trouve Charlemagne, 47 ans, père de cinq enfants. Originaire de Gao (Mali), il est chef de ménage vivant avec un handicap. Ne disposant d’aucune activité génératrice de revenus ; cette situation l’exposait à d’importantes difficultés pour subvenir aux besoins essentiels de son foyer.
Grâce à un financement du Fonds humanitaire régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (FHRAOC), Oxfam et son partenaire national STOP SAHEL ont apporté une assistance aux ménages les plus vulnérables de Gao à laquelle il a été heureux de participer.
Comme les autres participants au projet, ce père de famille a reçu sept distributions alimentaires, comprenant chacune 40 kg de riz, 10 kg de niébé, 5 litres d’huile, 10 kg de sucre et 2 kg de sel iodé. Ces denrées essentielles ont permis à sa famille de disposer régulièrement de nourriture et de réduire considérablement la pression quotidienne liée à la recherche de repas.
Avant de recevoir l’assistance humanitaire, chaque journée commençait pour lui avec la même inquiétude : comment allait-il réussir à nourrir sa famille?
« Avant l’arrivée de cette assistance, je vivais constamment avec l’angoisse de ne pas savoir comment nourrir ma famille. Grâce aux kits alimentaires que j’ai reçu, je parviens aujourd’hui à assurer les repas réguliers pour mes enfants. Cette aide a changé notre quotidien et nous apporte beaucoup de soulagement. » Nous-a-t-il partagé
Pour ce père de famille, l’impact de cette assistance se mesure surtout au quotidien. Les repas sont devenus plus réguliers. L’inquiétude de voir ses enfants manquer de nourriture s’est atténuée. Et avec elle, une partie du poids qu’il portait chaque jour sur ses épaules.
« En recevant ce soutien, je savais que mes enfants pourront manger. Cela m’a soulagé beaucoup et m’a donné le courage de continuer malgré les difficultés. » A-t-il dit avec soulagement
Au total, cette assistance directe a touché près de 1 785 personnes dans la région de Gao, dont 1 022 femmes et 763 hommes, parmi lesquels 676 réfugiés.
Ces chiffres témoignent de l’ampleur de la réponse. Mais derrière chaque chiffre se trouve une histoire, un visage et une famille.
Toutefois, l’intervention ne s’est pas limitée à la distribution de vivres. Elle s’est accompagnée de séances de sensibilisation portant sur la nutrition, la protection et la sauvegarde. Ces activités ont permis à ces personnes de mieux comprendre les pratiques favorisant le bien-être et la protection des plus vulnérables.