La présente note d’information affirme que les inégalités structurelles au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’image de l’absence de représentation permanente de l’Afrique, sapent la paix et la sécurité mondiales. Des études de cas menées en République démocratique du Congo et au Sahara occidental révèlent la manière dont se manifeste cet échec, ainsi que ses coûts humains dévastateurs.
Le rapport présente la position commune unifiée de l’Afrique sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que le modèle des États membres de l’Union africaine pour la réforme du Conseil de sécurité. Ceux-ci s’appuient sur le consensus d’Ezulwini, défendu par le Comité des dix de l’Union africaine (UA) et renforcé par le Pacte pour l’avenir adopté par les chef·fes d’État et de gouvernement des Nations Unies. Cette position revendique au moins deux sièges permanents pour l’Afrique, avec droit de veto tant que celui-ci existe, et cinq sièges non permanents. Elle appelle aussi à des réformes globales visant à rendre le Conseil de sécurité plus accessible, démocratique, transparent et redevable.
Conformément aux conclusions du rapport d’Oxfam « Veto contre l’humanité », le présent document synthétise un programme commun en faveur du changement qui s’appuie sur la revendication africaine d’une représentation permanente et plus étendue, ainsi que sur les efforts de l’Afrique pour voir abolir le droit de veto.
Il se termine par un appel à l’action en six points, exhortant la communauté internationale à garantir une voix permanente à l’Afrique, à abolir le droit de veto, à réorienter les ressources vers la consolidation de la paix, à officialiser les mécanismes de codécision entre l’UA et les Nations Unies, à mettre les femmes et les acteurs locaux au centre des préoccupations et à faire respecter le droit humanitaire international.